Centre de l'Imaginaire Arthurien

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L’affiche des 9èmes Rencontres de l’Imaginaire dévoilée !

Cette fois, ça y est, les Rencontres de l’Imaginaire de Brocéliande dans leur édition 2013 ont été lancées !

A l’occasion de ses 25 ans, le Centre de l’Imaginaire Arthurien s’associe à la Maison des Légendes de Bastogne (Belgique) dans le cadre du projet européen de coopération culturelle : Ardenne-Bretagne, les sœurs lointaines. Il s’agit de la réédition mise à jour d’un ouvrage écrit par Albert Moxhet. Pour cette occasion, le livre a été augmenté d’un chapitre, ainsi que d’une préface et d’une postface rédigées par Pierre Pierre Dubois et Claudine Glot.

Près de soixante artistes belges et bretons ont contribué à illustrer les contes et légendes que nos deux pays ont en commun autour de diverses thématiques. Leurs œuvres originales(que les auteurs ont parfois dévoilées sur leurs sites respectifs) seront exposées au château de Comper du 4 juillet au 31 août.

Et en attendant que le programme se dévoile un peu plus, voici pour patienter l’affiche de ces 9èmes rencontres !

Affiche 9ÈMES RENCONTRES DE L'IMAGINAIRE.WEB

Artistes belges :
Xavier Al Charif
Nathalie Chaballe
Didier Comès
Laetitia Cravatte
Marc-Henri Debaar
Dominique Deblanc
Jean-Claude Deprez
Sébastien Didot
Valérie Dion
Alexandre Forceille
Renaud François
Virginie Grévisse
Jean Lekeu
Joelle Leponce
Anne Liegeois
Désiré Louette
Sonia Marx
Aurélie Mayon
Alice Nissen
Palix
Laurence Pierrard
Claudy Raskin
Dominique Schillings
Marcel Siraut
Zoé Van Campenhout

Artistes bretons :
Ange
Eva Autefault
Carole Beau
Elian Black’Mor
Brucero
Carine
Carmelo De la Pinta
Gwenael de Montfaucon
Alice Dufeu
Elodie Dumoulin
Pascal Ferry
Yannick Germain
Hervé Gourdet
Jean Lemonnier
Jerôme Lereculey
Loko
Yoann Lossel
Séverine Pineaux
Juliette Pinoteau
Virginie Ropars
Erwan Seure Le Bihan
Anne Smith
Guillaume Sorel
Violetta Stepanovich
David Thierré
Olivier Villoingt
Nick Walkingbear
Mary Waltz

Seront aussi présents
Arnaud Stouffs
Hugo Petit
Aurélie Laget
Hélène Larbaigt
Lawrence Rasson

 

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Pentecôte arthurienne

Comper et le Centre Arthurien  n’ont pas démérité de la plus grande fête arthurienne avec une belle et chaleureuse assemblée générale, dont vous aurez bientôt le compte-rendu, suivie d’une superbe Pentecôte, dont les photos ont commencé à affluer sur les pages Facebook des compagnies présentes à Comper ces deux jours.

Tout cela réuni a offert au Centre Arthurien un exceptionnel anniversaire pour ses 25 ans. Le moment le plus émouvant  fut, sûrement, l’explosion des lumières et des musiques au cœur de la nuit, quand amitié, beauté, et émotion étaient au rendez-vous.

En attendant donc de vous faire partager des images et des musiques de ces journées uniques, voici l’article qu’Olivier Cléro nous a consacré dans Ouest-France, et  dont nous le remercions. Ce qu’il rapporte rappellera bien des souvenirs aux plus anciens, et fera découvrir un peu de notre histoire aux nouveaux venus parmi nos amis – car certains sont plus jeunes que le Centre…

2013-OFce Pentecôte article.WEB


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William Morris, écrivain

Écrivain, poète, peintre, conférencier, dessinateur, William Morris (1834-1896)  fut aussi imprimeur, architecte. On connaît bien ses œuvres picturales, un peu ses traductions des sagas norroises. On a oublié quel fervent militant socialiste il fut, co-fondateur de la Socialist League en 1884. Sa démarche, en fondant le mouvement Arts and Crafts, relevait pourtant du même idéal de société. On connaît un peu les peines de  sa vie sentimentale. Il a fidèlement suivi la fraternité des Préraphaélites, et fut le mécène silencieux de plusieurs de ses artistes. Lorsqu’il mourut, en 1896, Burne-Jones déclara que ses amis et lui avaient perdu leur roi Arthur. (ci-dessous : Burne-Jones et Morris)

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Yeats lui rendit hommage à maintes reprises :

William Morris était un prophète au sens littéral du terme – le seul sens noble que ce mot puisse d’ailleurs revêtir. Sa vision d’une vie parfaite que le monde s’efforcerait d’engendrer sans cesse (comme l’enseignait Jacob Boehme) inspirait en effet chacune des activités de son industrieuse vie : sa redécouverte de la tapisserie médiévale et de l’art du vitrail, ses archaïques caractères d’imprimerie, ses rêves de Sigurd, Gudrun et Guenièvre, ses essais consacrés à l’absence de beauté de nos vies et de notre art, ses prédications proclamées dans les parcs et aux coins des rues, son éloge des révolutions, ses marches à la tête des foules et sa féroce colère à l’égard de toutes ces choses que l’on se plaît à honorer.

Ou encore : La beauté, qui, pour d’autres, était une vision solitaire, un mystérieux don de Dieu, fut toujours pour lui une sorte de toison d’or, une île heureuse, ou quelque puits au bout du monde que l’on n’atteint qu’après moult périls et épreuves terrestres, et dont la découverte (dans tous ses derniers livres en tout cas) profite au monde lui-même. De tous les rêveurs de notre époque, William Morris était quasiment le seul à accepter la vie et à la trouver belle. C’est précisément pour cette raison qu’il percevait, dans les trivialités et imperfections de celle-ci, le Paradis terrestre dont l’avènement est promis à la fin des temps.

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Mais qui se souvenait de son œuvre romanesque ?

Quêtes initiatiques, univers merveilleux, épreuves, sorcières, chevaliers, vengeances et amours… Des textes qui empruntent à la saga, au poème courtois, à l’aventure chevaleresque, mais tiennent aussi de la réflexion philosophique et politique. Dans sa littérature comme dans sa vie, William Morris aborde, mêle, fusionne tous les genres. Il situe ses intrigues dans un monde imaginaire, pas dans un monde rêvé ni dans un monde de féerie (même si les fées y sont présentes), ni dans un monde d’anticipation. Son monde imaginaire, à la source de la fantasy anglaise, eut une grande influence sur ses successeurs, Lord Dunsany, CS Lewis ou JRR Tolkien. Morris publia ses romans en auto-édition à son imprimerie,  Kelmscott Press. Non content de les écrire, il s’était attaché à la mise en page, à la composition, à créer des éléments décoratifs et jusqu’à des caractères typographiques. Car telle était sa conception de la noblesse de l’artisanat.

On ne peut que remercier les éditions Aux Forges de Vulcain (http://www.auxforgesdevulcain.fr) d’avoir édité la traduction de quatre romans de Morris. Et mieux encore, se réjouir que cette initiative vienne d’être récompensée par le prix spécial du jury du festival Les Imaginales

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 Le lac aux îles enchantées – Une jeune femme d’une grande beauté, prisonnière d’une sorcière, un bateau magique qui se nourrit de son sang, un lac parsemée d’îles enchantées ou maléfiques, une fée protectrice – et ce n’est pas tout – se croisent dans ce roman d’apprentissage et d’épanouissement féminin.

Le Pays Creux : « « Savez-vous où il se trouve – le Pays Creux ? Depuis longtemps, maintenant, j’en suis à la recherche, j’essaie de le retrouver – le Pays Creux – car c’est là que j’ai vu mon amour pour la première fois. » Au Pays Creux, passage entre la terre et l’au-delà, se déroule la quête du jeune chevalier Florian.

Le puits au bout de monde, Tome I, La route vers l’amour – Le plus jeune fils d’un roi décide de partir en quête d’aventures et de vivre la vie d’un chevalier errant. Lorsqu’il apprend l’existence d’un puits magique à l’eau miraculeuse, il se met en devoir de le découvrir.

Un rêve de John Ball – Rêverie fantastique, nouvelle, traité philosophique, manifeste politique : tel se lit ce voyage onirique d’un militant socialiste anglais transporté à la fin du 14e siècle auprès de John Ball, prédicateur anglais, meneur charismatique d’une révolte paysanne contre le servage (John Ball a réellement existé).


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25 ans à fêter, une exposition à inaugurer et…

… et une assemblée générale!

Voilà le programme du samedi 18 mai à Concoret, et voilà à quoi le Centre Arthurien vous invite.

Et ce ne sera que le prélude à la Pentecôte du roi Arthur, qui se déroulera le lendemain, dimanche… de Pentecôte, bien sûr. Avec cinq troupes de reconstitution, une centaine de personnages costumés, des combats, la présentation des chevaliers de la Table Ronde, des contes, de la musique… Alors nous vous attendons nombreux pour ces deux jours.

invitation pentecote


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A Preraphaelite Lady ? Two Preraphaelite Ladies…

le+monde+des+filles+amoureuses++akropola.org

Les amoureux de la peinture préraphaélite et de la légende arthurienne ont tous, un jour ou l’autre,admiré des reproductions des tableaux ou des aquarelles d’Eleanor Fortescue-Brickdale. Une exposition temporaire de ses œuvres est visible jusqu’au 9 juin, la première exposition de grande ampleur qui lui soit consacrée depuis plus de 40 ans. Elle englobe les différents aspects de son œuvre : dessins, peinture, illustrations etc.

Un bonheur ne vient jamais seul : la manifestation a lieu à la galerie dédiée aux œuvres du grand peintre symboliste anglais George Frederick Watts.

Le seul (petit) problème, c’est que la Watts Gallery se trouve à Guilford, en Grande-Bretagne. Mais pour les Bretons, ce n’est pas si compliqué…. Le ferry jusqu’à Portsmouth, le train pour Guilford (ligne Portsmouth Londres), pas besoin de voiture, deux nuits à bord.

Attention à la boutique, on peut s’y ruiner…

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Il faut en profiter pour visiter la chapelle construite par Mary Watts, fusion d’art nouveau, d’art celtique, d’influences byzantines. Un chef-d’œuvre du mouvement Artsand Crafts.

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Watts Gallery Down Lane, Compton Guildford, Surrey GU3 1DQ, United Kingdom
T: 01483 810235 F: 01483 810285

E: info@wattsgallery.org.uk

http://www.wattsgallery.org.uk/

Les œuvres, de haut en bas : Lovers’ world. Merlin endormi, L’invité inattendu, et deux détails de la chapelle.


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Merlin et Viviane sont de retour…

© photo Louis HOUDUS

Après l’incendie du Val sans Retour, en 1991, Alain Gallet avait tourné pour France 3 Bretagne un documentaire intitulé « Brocéliande au-delà d’une brûlure ». On y retrouvait Jean Aubert, alors maire de Concoret, Pierre Dubois, Patrick  Ewen, Bernard Louédin, Philippe Le Guillou et bien d’autres amoureux de la forêt et de ses légendes. Le sujet s’ouvrait sur la vente aux enchères d’un tableau de Gustave Doré, L’astucieuse Viviane aux pieds de Merlin. La toile, qui demandait une importante restauration,  avait été vendue à un acquéreur anonyme, quelqu’un du marché de l’art, avait-on entendu dire. Depuis, plus de nouvelles…

L’année dernière, la toile était réapparue, exposée à la rétrospective que le Musée du Monastère royal de Brou, à Bourg-en-Bresse, avait consacrée à Doré.

L’œuvre,  L’astucieuse Viviane aux pieds de Merlin, la scène que Doré a rendue tellement célèbre, vient d’entrer à ce même musée. Elle a été acquise auprès de la galerie Whitford Fine Art à Londres avec l’aide de la Chambre des Notaires de l’Ain et du Fonds régional d’acquisition des musées, et le soutien de la Ville de Bourg-en-Bresse

Pour en savoir plus : http://www.latribunedelart.com/spip.php?page=docbig&id_document=16611

Et on ne peut que vous recommander de visiter l’ensemble que forment l’église, avec les tombeaux de Marguerite d’Autriche et de Philibert II de Savoie, et le musée, avec ses peintures flamandes et ses Gustave Doré.

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Un rappel utile

On vous l’avait signalée en janvier. Elle est depuis le 5 mars présentée au Musée d’Orsay (jusqu’au 9 juin)

L’ange du bizarre. Le romantisme noir de Füssli à Max Ernst

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Avec le sublime tableau de Schwabe pour affihche!

Une exposition consacrée au au romantisme noir, courant visible du XVIII au XXe siècle, mais qui aborde aussi le symbolisme et le surréalisme ; avec plus de 200 œuvres, elle retrace les divers thèmes parcourus par des artistes tels Delacroix, Goya au bien Klee, comme la barbarie, la guerre ou les superstitions…