Centre de l'Imaginaire Arthurien

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Passeurs de légendes

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« Il y a mille ans vivait en Bretagne un Enchanteur qui se nommait Merlin. Quand il quitta le monde des hommes, il laissa un regret qui n’a jamais guéri. Nous ne savons plus qui est celui qui nous manque et que nous attendons sans cesse, mais nous savons bien qu’il y a une place vide dans notre cœur », écrivait Barjavel dans L’enchanteur.

C’est un peu pour combler ce vide que, dans la mouvance du Centre de l’Imaginaire Arthurien, l’association des Passeurs de Légendes, se donne pour mission de transmettre la légende arthurienne. Car il est des mythes qu’il ne faut pas laisser mourir, qu’on ne doit pas oublier. Comme tous les récits fondateurs, ils sont tissés de symboles. Or, les fonctions des symboles sont des clés fondamentales pour nous permettre de lire et de comprendre le monde.

C’est pourquoi notre association se propose de vous guider dans les forêts de l’imaginaire et dans l’imaginaire des forêts.

C’est pourquoi elle vous invite aux rêves et aux songeries de l’âme, afin, par des préoccupations peut-être quelque peu inactuelles, de réenchanter le monde. »

Comment dire mieux ? Voici, mot pour mot le texte par lequel Bénédicte, notre amie de longue date, présente son association « Passeurs de légendes ». Depuis trois ans, Bénédicte, Sylvain et leur groupe de passionnés ont donné aux légendes celtiques un ancrage au cœur de la Touraine. Alliant la connaissance des textes d’une littéraire exigeante, le savoir-faire d’un maître d’arme et d’un metteur en scène, et le talent de jeunes acteurs bénévoles, ils font à eux tous revivre les déesses guerrières de la vieille Irlande, la demoiselle d’Astolat, Tristan et Iseult et bien d’autres encore. Si vous voulez avoir une idée de ce qu’ils ont accompli jusqu’à présent, rendez vous sur.

http://passeursdelegendes.free.fr/infos.html

 

Les Passeurs de légendes peaufinent maintenant la mise en scène de Sire Gauvain et le chevalier Vert. Ce poème en moyen anglais, rédigé probablement à la fin du XIVe siècle, et dont il n’existe qu’un unique manuscrit conservé à al British Library, raconte l’une des plus belles aventures de Gauvain. L’on y voit, le jour de Noël, le neveu du roi Arthur faire face avec courage aux défis de l’Autre Monde sous l’apparence d’un chevalier vert de taille hors du commun qui met le jeune homme au défi de le décapiter, sous réserve que lui, Gauvain, accepte, un an après, d’avoir à son tour le cou tranché par son adversaire. Gauvain l’exécute, puis nous offre sa plus belle leçon de chevalerie, partant dans des terres inconnues et hostiles à la recherche de celui qui doit à son tour lui couper la tête et qu’il ne sait même pas où trouver. Mais en un très court moment de faiblesse, Gauvain manque au courage et à l’honnêteté ; or, même si l’aventure lui a été imposée de manière mensongère et traîtreuse – l’auteur attribue à Morgane « la déesse » un rôle peu reluisant dans cette aventure – , il se reprochera sans cesse sa faiblesse, son désir de survivre au combat, et son mensonge.

 

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